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Qu’est-ce que la dépendance et la perte d’autonomie ?

28/08/2017

Le vieillissement de la population et l’accroissement de la prévalence de certaines maladies, comme la maladie d’Alzheimer, ont un impact de plus en plus fort sur le quotidien des personnes concernées. C’est ainsi que les termes de dépendance et de perte d’autonomie ont envahi les discours, y compris dans les médias et chez les politiques. Or, les mots ont un sens.

Ainsi, l’autonomie désigne la capacité à se gouverner soi-même. Elle se réfère donc au libre arbitre. Cela signifie que le respect de l’autonomie impose une négociation centrée sur les volontés de la personne âgée. En revanche, la dépendance se détermine par rapport au besoin impératif d’être aidé. C’est l’impossibilité pour une personne d’effectuer sans assistance les activités de la vie physique, psychologique ou sociale.

Pour illustrer cette distinction, on peut citer le cas d’une personne faisant appel à un aidant pour sa toilette. Celle-ci est tout à fait capable de se régir elle-même dans un tas d’autres domaines : décision du lieu de vie, gestion de l’argent, risques à assumer, etc. Cette personne est donc autonome mais partiellement dépendante.

Alors, quelles sont les solutions humaines et financières envisageables pour des personnes en perte d’autonomie et/ou en situation de dépendance ? Explications.

 

Infographie : l’explosion du nombre de séniors


L’augmentation de l’espérance de vie est un facteur qui paradoxalement alimente la hausse des situations de dépendance et de perte d’autonomie. Pourquoi ? Parce que plus on vieillit, plus on est susceptible d’être confronté à des ennuis de santé et à des maladies qui influent de façon négative sur nos capacités. Le vieillissement de la population en France, dû au papy boom de la génération née après la guerre, gonfle ce phénomène qui doit désormais devenir une priorité pour l’État. 

 

Les projections de l’Insee à l’horizon 2070 indiquent que près d’un quart de la population aura plus de 65 ans. D’ores et déjà, des solutions sont mises en place comme le maintien au domicile ou l’hébergement en résidence spécialisée. Mais c’est toute une économie (la silver économie) qui se développe dans les services à la personne, la télésanté, l’e-santé, etc. L’essor des objets connectés montre surtout que les acteurs privés ont compris leur intérêt à se préoccuper des questions de dépendance, peut-être même plus rapidement que les acteurs publics.

Dépendance : les démarches administratives


Se faire aider nécessite de connaître les formalités administratives. Plusieurs solutions se présentent à la personne en situation de dépendance, à commencer par la procuration. Elle a l’avantage d’être simple et rapide à mettre en place. Le mandant donne un pouvoir de représentation au mandataire dans un acte juridique. C’est le cas par exemple si la personne estime ne plus être en mesure de gérer ses comptes et son argent. La procuration est très précise, contrairement au mandat juridique d’administration.

Cette deuxième solution signifie que l’ensemble des droits juridiques de la personne en situation de dépendance est transféré au mandataire tacitement désigné. Il est possible d’anticiper une perte de capacité à gérer certains actes en choisissant le mandat de protection future. Ce dernier ne démarre que lorsque la personne n’est plus jugée apte par un médecin. Enfin, le placement sous tutelle ou sous curatelle est une décision de justice dans des cas de perte d’autonomie plus lourds.

Le financement de la prévoyance peu anticipé


Bien que conscient du problème, les Français peinent à anticiper les problèmes de dépendance. Pourtant, ils perçoivent bien autour d’eux ou directement avec leurs proches que la perte d’autonomie et la dépendance ont un impact important, tant humainement que financièrement. Les Français sont souvent surpris par le reste à charge qui pèse sur leur budget, surtout dans les cas de dépendance lourde (GIR 1, 2 et 3). Il devient compliqué sans assurance prévoyance complémentaire de maintenir un niveau de vie pour un bien-être équivalent.

Si la plupart des dépenses de santé sont garanties par la Sécurité sociale, les frais médico-sociaux ne sont pas totalement remboursés. Et que dire des frais d’hébergement en résidence médicalisée qui demandent des ressources conséquentes pour l’entourage. Il est impératif d’anticiper cette problématique quand on connaît les perspectives démographiques en France, pour soi comme pour ses proches.

Dépendance : les aides financières


Sans souscrire au préalable une assurance prévoyance, on peut toujours compter sur les aides financières publiques, en rappelant qu’elles ne couvrent pas tous les frais. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est sans doute la plus connue. Toutefois, elle n’est fournie qu’à partir de 60 ans et son montant varie en fonction du degré de dépendance de la personne

Insuffisante pour l’hébergement en résidences type EHPAD, il faut parfois invoquer l’obligation alimentaire familiale. Ainsi, les enfants et les petits-enfants peuvent être contraints par décision du juge aux affaires familiales de participer au paiement du loyer. D’autres aides peuvent compléter les revenus d’une personne dépendante à l’instar de l’aide ménagère au domicile délivrée par les départements, les aides de la CNAV et des caisses de retraite, ou encore les aides classiques au logement.

Focus sur l’aide à domicile


Les personnes âgées concernées et l’État plébiscitent le plus longtemps possible le maintien au domicile. Outre les économies financières réalisées, l’aspect humain est un argument qui compte. Vivre dans un environnement que l’on connaît, que l’on maîtrise, où l’on possède des souvenirs, s’avère rassurant. Il faut toutefois adapter les conditions de vie en fonction de la gravité de la dépendance.

De l’aide-ménagère aux soins à domicile en passant par l’hospitalisation au domicile ou la garde au domicile, c’est tout un processus à mettre en place. Il faut notamment évaluer le budget, définir la nature des aides indispensables, recruter des personnes compétentes, etc. La personne dépendante ou son entourage ne doivent pas hésiter à contacter la caisse de retraite ou la mairie, voire à user du bouche à oreille ou des sites en ligne spécialisés dans le service à la personne.

De l’accompagnement psychologique au conseil juridique : la parole est aux experts


Les aidants familiaux sont en première ligne pour affronter les conséquences d’une perte d’autonomie ou d’une situation de dépendance. Il nous est apparu essentiel d’interroger des professionnels œuvrant dans le secteur de l’aide à la personne pour en savoir plus sur leur rôle, leur statut et les dispositifs d’accompagnement qui peuvent être instaurés. Il est donc intéressant de lire les conseils avisés d’une conseillère en économie sociale et familiale (CESF) et d’une psychologue travaillant aux Ressources Mutuelles Assistance (RMA).

Les entretiens indiquent aussi le lien et les passerelles qui existent entre les professionnels et les aidants familiaux. Ils mettent également en lumière la fonction d’un CESF qui peut intervenir depuis une simple information ponctuelle jusqu’à un accompagnement durable via un suivi de projet. Ces paroles d’experts permettent de mieux comprendre les rouages du service public en faveur de la dépendance et de la perte d’autonomie.

Bien vieillir grâce à l’activité physique


Si le volet de la prise en charge est conséquent dans l’univers de la dépendance et de la perte d’autonomie, il ne faut surtout pas négliger le volet préventif. Le sport fait partie des solutions appropriées pour se maintenir en forme et repousser les risques pour la santé. C’est en tout cas ce que nous précisent des médecins professionnels à travers une série de vidéos.

Le but est de conserver et d’entretenir son capital santé, sans faire pour autant n’importe quoi. Il est impératif de sélectionner le sport adapté à la situation de chacun. L’exercice est bon pour le corps mais aussi pour le mental. Ce type d’activité (marche, natation, gym douce, etc.) a un effet positif sur le moral, tout en nourrissant le lien social souvent étiolé voire délaissé notamment à la perte du conjoint. Le sport évite l’isolement dont on connaît les dégâts occasionnés sur la santé.

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