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Prévoyance : un financement de la dépendance pas vraiment assumé

Mots clés : Dépendance
La prise en charge de la dépendance des personnes âgées et handicapées en France.
10/02/2016

Si la prise de conscience des Français sur la question de la dépendance est réelle, plusieurs études indiquent que ces derniers ne sont pas prêts pour autant à prendre en charge son financement. Pourtant, toutes les perspectives indiquent une explosion à venir des restes à charge.

 

 

Entre déni et myopie : une société peu prévoyante


Un rapport publié en 2015 par l’Insee montrait que les Français intégraient mieux la problématique de la dépendance, à travers le vieillissement de la population, les différentes réformes des retraites et le poids d’une crise économique pérenne. Pourtant, à la question « Vous-même, avez-vous envisagé qu’un jour vous pourriez être dépendant(e) ? », 58 % des personnes interrogées répondent « oui ». En creux, cela signifie que plus de 4 sondés sur 10 ne l’envisagent pas (27 %) ou ne veulent pas en entendre parler (15 %). Ce score est une réponse aux carences des Français en termes d’anticipation des problèmes liés à la dépendance, notamment financiers. Ils ne développent aucune stratégie de couverture, y compris en s’abstenant de souscrire une assurance complémentaire. 

D’ailleurs, à la question « Concrètement, quelles dispositions spécifiques avez-vous prises pour assurer ce risque ? », seuls 17 % des interrogés ont pu répondre. La disposition principale est la souscription d’une assurance dépendance, quand d’autres évoquent l’épargne ou le complément de revenu. En revanche, la question de l’aménagement du lieu de vie n’est presque jamais évoquée. Quant à ceux qui n’ont rien prévu (83 % !), les motifs sont le déni (« je ne veux pas y penser »), la myopie (« je ne sais pas comment faire »), le manque de moyens financiers ou une capacité limitée à prendre des dispositions. Certaines comptent sur l’entourage familial ou sur les aides publiques.

Dépendance : un reste à charge qui explose !


Paru en janvier 2017, le 9e baromètre Autonomie OCIRP (union d’organismes de prévoyance) révèle que 67,4 % des Français sont favorables à une réforme permettant un financement durable du risque de perte d’autonomie au cours du quinquennat Macron. Ils sont également nombreux à estimer que l’aide aux aidants est du ressort de l’employeur. Interrogés, ces derniers plaident pour un aménagement des horaires de travail (84,3 %), un maintien des droits sociaux (81,4 %) et un renforcement de l’aide au répit (80,4 %). En revanche, un peu plus de la moitié (55,9 %) prétendent vouloir la création de congés rémunérés spécifiques. Enfin, pour deux tiers des sondés, une garantie collective dans le cadre d’un contrat de travail est préférable à une assurance individuelle complémentaire. Pourtant, le reste à charge est particulièrement élevé pour les cas de dépendance lourde (GIR 1, 2 et 3). Bien que peu fréquents, ils réclament justement le concours d’assurance dépendance complémentaire pour maintenir un bien-être. 

Or, si 99 % des dépenses de santé sont couvertes par des financements publics, les dépenses médico-sociales ne le sont qu’à 83 % et les frais d’hébergement uniquement à 28 %. Rapporté au nombre de bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie, le reste à charge individuel moyen est de 396 € / mois. Pour les personnes les plus dépendantes (GIR 1 et GIR 2), ce reste à charge est évalué à 3,6 milliards d’euros au niveau national (692 € / mois en moyenne au niveau individuel). Pour la Drees, le reste à charge mensuel moyen en institution était estimé à 1 468 € en 2007. De même, l’Association France Alzheimer chiffrait à 570 € le reste à charge moyen d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer à domicile (2 300 € en institution !).

Si les dépenses privées représentaient environ 19 milliards d’euros en 2014 (45 % liées à la perte de l’autonomie), elles devraient doubler entre 2011 et 2060. Pour inciter les personnes à se prémunir contre le risque de dépendance, les solutions envisagées passent par un élargissement de l’offre des contrats de prévoyance individuelle, voire par le fait d’obliger la population à souscrire une assurance dépendance.

Sources :
Insee « Économie et Statistique n° 474 »
8e Baromètre Autonomie OCIRP - France Info - Le Monde
9e débat sur l’autonomie OCIRP - France Info, Le Monde, LCP Assemblée nationale et notretemps.fr

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